31 janvier 2009
Conseil général du Bloc Québécois : le Bloc Québécois à Ottawa, c’est le Québec debout!
Saint-Hyacinthe, samedi 31 janvier 2009 – « À Ottawa, il n’y a qu’un parti qui se tient debout pour le Québec et c’est le Bloc Québécois! Les partis canadiens sont incapables de rivaliser avec le Bloc Québécois pour répondre aux aspirations du Québec. Quand on parle de la langue, de la culture, de la politique d’intégration du Québec, des jeunes contrevenants, de Kyoto et du pétrole et de l’autonomie du Québec, il n’y a qu’un parti qui se tient systématiquement debout pour le Québec, et c’est le Bloc Québécois. Si nous avons été capables d’empêcher Stephen Harper d’obtenir une majorité, c’est justement parce qu’on s’est tenus debout! », a déclaré le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, au Conseil général du Bloc Québécois à Saint-Hyacinthe.
Libéraux et conservateurs : du pareil au même
« Le budget conservateur de cette semaine a définitivement fait tomber le masque. En plus de cette idéologie de droite dépassée et en faillite partout dans le monde, ce budget est anti-Québec. Le plafonnement et le traficotage de la péréquation au détriment du Québec constituent un bris d’engagement de Stephen Harper, qui avait promis solennellement aux Québécois de régler le déséquilibre fiscal. La volonté des conservateurs de piétiner les compétences du Québec en valeurs mobilières, d’offrir des prêts aux municipalités, des fonds aux collèges et universités et d’autres dépenses d’infrastructure, en passant par-dessus la tête du gouvernement du Québec, c’est le contraire de l’élimination du pouvoir fédéral de dépenser et du respect des compétences du Québec promis par Stephen Harper. La négligence face à l’économie québécoise, aux secteurs forestiers et manufacturier, ainsi que les mesures anti-Kyoto vont carrément à l’encontre des intérêts du Québec. Bref, ce budget sonne le glas définitif du soi-disant fédéralisme d’ouverture des conservateurs », a expliqué le chef du Bloc Québécois.
« Quant au nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, il n’a même pas eu le temps de faire des promesses d’ouverture qu’il a déjà laissé tomber le Québec à la première occasion. En 2006, le chef libéral déclarait souhaiter la reconnaissance de la nation québécoise dans la Constitution. Le 18 décembre dernier, il a affirmé qu’il refusait dorénavant d’ouvrir la Constitution pour reconnaître concrètement la nation québécoise, comme Stephen Harper. En 2006, M. Ignatieff affirmait que le Québec avait le droit d’être maître chez lui en matière de langue. Quelques mois plus tard, il votait contre le projet de loi du Bloc Québécois prévoyant que la loi 101 s’applique aux entreprises sous juridiction fédérale sur le territoire du Québec. Michael Ignatieff a voté contre la loi 101, contre le Québec, comme Stephen Harper. Il a voté contre une motion du Bloc Québécois demandant au gouvernement fédéral de renoncer à créer une agence fédérale des valeurs mobilières. Enfin, il va voter pour le budget conservateur, contre le Québec, comme Stephen Harper. En fait, peu importe le parti au pouvoir à Ottawa, libéral ou conservateur, c’est du pareil au même », a commenté Gilles Duceppe.
La souveraineté, c’est le Québec debout
« Représenter le Québec à Ottawa, en nous tenant debout, c’est le rôle du Bloc Québécois. Mais nous avons un autre rôle à jouer parallèlement à ça, et c’est de préparer l’avenir du Québec. Or, on ne peut concevoir un avenir valable pour la nation québécoise autrement que libre. Une nation n’est pas libre quand elle se voit refuser de défendre sa langue .Une nation n’est pas libre quand elle ne parle pas en son propre nom sur la scèneinternationale. Une nation n’est pas libre quand les milliards qu’elle envoie en impôt sont utilisés à l’encontre de ses intérêts et de ses valeurs, comme le fait le Canada ensubventionnant l’industrie pétrolière et en nous maintenant dans la dépendance au pétrole. C’est ça l’avenir qui attend le Québec dans le cadre canadien », a dit le chef du Bloc Québécois.
« Il n’y a rien à attendre d’un changement de gouvernement ou de chef à l’un ou l’autre des partis canadiens. Les Québécois doivent ouvrir les yeux. Pour sortir de cette ornière, le Québec devra devenir maître de ses choix, et ça passe par la souveraineté. Mais tant que le Québec n’aura pas atteint sa pleine liberté politique, tant qu’on ne sera pas maîtres chez nous, on a besoin d’élus qui se tiennent debout à Ottawa pour le Québec. Et les seuls qui se tiennent debout – et ce n’est pas un hasard – ce sont des députés souverainistes du Bloc Québécois », a conclu Gilles Duceppe.