Communiqué

27 septembre 2008

Si on se préoccupe de l’environnement, il faut réfléchir au choix qu’on fera le jour du scrutin

Montréal, le samedi 27 septembre 2008 – Lors du dévoilement de la plateforme de son parti en environnement, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, a invité les Québécoises et les Québécois qui se préoccupent d’environnement et qui ne veulent pas d’une majorité conservatrice à examiner soigneusement les choix qui s’offrent à eux en vue du scrutin du 14 octobre prochain. « La chef du Parti Vert, Elizabeth May, dont on ne peut douter de la sincérité et de l’engagement envers l’environnement, a déclaré, jeudi, qu’il fallait voter de façon à barrer la route à Stephen Harper. Permettez-moi de la citer : “Je préférerais ne pas faire élire un seul candidat vert et faire perdre Stephen Harper.” Et elle a ajouté : “Ses politiques sont trop dangereuses.” Elizabeth May a raison, et elle n’est pas la seule à proposer de voter stratégique », a déclaré aujourd’hui le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe.

« Les groupes écologiques ont créé le site Web “voterpourlenvironnement.org”, un site qui indique, circonscription par circonscription, le parti qui a le plus de chances de bloquer le chemin à une majorité conservatrice. J’invite les Québécoises et les Québécois qui se préoccupent d’environnement et qui ne veulent pas d’une majorité conservatrice à consulter ce site Web, et à examiner soigneusement les choix qui s’offrent à eux. Pour ma part, je soutiens qu’au Québec, le seul parti en mesure de barrer la route à Stephen Harper tout en défendant l’environnement, c’est le Bloc Québécois », a poursuivi Gilles Duceppe, en compagnie du porte-parole de son parti en environnement, Bernard Bigras.

Un plan pour réduire notre dépendance au pétrole

Le Bloc Québécois a conclu un plan visant à réduire de moitié la dépendance du Québec au pétrole en dix ans. « Pour atteindre les objectifs de Kyoto et lutter contre les changements climatiques, le Québec doit réduire sa consommation de pétrole. Pour relancer l’économie à long terme dans toutes les régions du Québec et pour effacer un déficit commercial qui nous appauvrit, le Québec doit aussi réduire sa consommation de pétrole », a-t-il expliqué.

« En 2006, le Québec a importé du pétrole brut pour une valeur de 13 milliards de dollars, une augmentation de 7 milliards en trois ans, soit 1000 $ par personne. En 2008, si la tendance se maintient, les importations de pétrole brut atteindront 20 milliards de dollars. Il s’agit d’une véritable saignée pour l’économie québécoise. En réduisant sa dépendance au pétrole, le Québec se donnera un avantage stratégique majeur, qui pourrait faire du Québec, l’un des endroits les plus prospères en Amérique du Nord », s’est indigné le chef du Bloc Québécois.

Le plan du Bloc Québécois permettrait également une réduction des gaz à effet de serre de 25 % d’ici 2020. « Le moyen le plus important pour appliquer une telle stratégie, c’est la mise en œuvre de Kyoto. Cela signifie la mise en place, par le gouvernement fédéral, de vraies cibles de réduction, qui obligeront les pollueurs à réduire leur pollution ou à acheter des crédits aux entreprises qui, comme celles du Québec, auront réduit leurs propres émissions. Des cibles de réduction absolue permettraient aussi de donner son plein potentiel à la bourse du carbone installée à Montréal. Kyoto, ça peut être payant pour le Québec, mais pas avec les conservateurs. Les conservateurs proposent en effet des cibles par intensité et ça, en réalité, ça s’appelle des permis de polluer. Finalement, Ottawa doit adopter une approche territoriale de façon à ce que le Québec, qui possède déjà son plan, puisse appliquer Kyoto à sa manière sans être contrecarré par le Canada. C’est simple à comprendre, le Québec a une réalité très différente de celle de l’Alberta », a repris Gilles Duceppe.

Des mesures concrètes pour l’environnement

Gilles Duceppe a évoqué quelques-unes des mesures contenues dans le plan du Bloc Québécois qui contribueraient à réduire notre dépendance au pétrole et à diminuer de 25 % nos émissions de gaz à effet de serre. Le Bloc Québécois propose ainsi un remboursement de 2000 $ pour aider les familles à convertir leur système de chauffage au mazout à l’électricité propre. Le Bloc Québécois propose également de rétablir le programme Éco-Auto qui, une fois bonifié, permettrait d’obtenir un remboursement de 4000 $ pour l’achat d’une voiture qui consomme peu ou pas d’essence. Il suggère par ailleurs l’imposition par Ottawa de règles sévères sur les émanations des véhicules, comme l’ont fait la Californie et 19 autres États américains. Le Bloc Québécois propose finalement l’abolition des crédits fiscaux de 2,7 milliards de dollars offerts par les conservateurs aux pétrolières.

« Le plus grand obstacle qui se dresse devant le Québec dans sa volonté d’appliquer le protocole de Kyoto et de réduire sa dépendance au pétrole, c’est le gouvernement Harper. Les politiques de Stephen Harper vont dans le sens contraire des intérêts du Québec et de l’environnement. Le Bloc Québécois, lui, défend l’environnement et le Québec à Ottawa », a conclu Gilles Duceppe.



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